Flash dalit n° 8 – juin 2010

Flash Dalit n° 8 – Juin 2010 (version PDF)
Flash Dalit
Magazine électronique sur les droits humains des dalits en Asie du Sud
Edit. resp. : B. de Guchteneere, 125 av. de Broqueville, 1200 BruxellesNuméro 8 – Juin 2010
Une initiative du réseau « SOLIDARITE DALITS BELGIQUE »
Adresse de contact : flashdalit@scarlet.be – Flash dalit se trouve également sur le site www.entraide.be

Editorial

Chère lectrice, cher lecteur,

A première vue, vous pourriez vous demander pourquoi consacrer un numéro de notre magazine Flash dalit aux travailleurs des plantations de thé au Sri Lanka, alors que ces travailleurs ne se considèrent nullement comme des dalits. Bien plus, le terme dalit n’est pas utilisé au Sri Lanka ! Et pourtant, à y regarder de plus près, les choses paraissent différentes.

Il apparaît, en effet, que « les premiers immigrants (indiens se rendant au Sri Lanka au début du XIXe siècle) y sont arrivés avec toutes les caractéristiques très claires de caste, statut social, religion, langue, usages et pratiques ethniques qui ont persisté avec la même très identifiable clarté jusqu’à la fin de l’immigration. » En outre, « caste, classe et statut social avaient opprimé les immigrants dans leur société de l’Inde du Sud. Ces derniers avaient même contribué à l’acceptation de cette oppression pendant leur transfert vers le Sri Lanka et aussi au maintien de cette oppression dès qu’ils arrivèrent dans les plantations du Sri Lanka. »

On le sait, l’oppression en Inde n’était pas seulement économique, mais aussi sociale. La source de cette oppression sociale était la caste. Dans sa remarquable étude consacrée aux immigrants tamouls de l’Inde du Sud au Sri Lanka (1850-1940), R. Jayaraman écrit : « La majorité d’entre eux étaient des hindous et appartenaient aux non-brahmanes et intouchables castes du pays tamoul. »

Dès lors, nous sommes d’avis qu’une courte étude sur les travailleurs des plantations de thé au Sri Lanka trouve ici sa place. Rappelons que ces travailleurs des plantations ne sont pas les seuls Tamouls du Sri Lanka, comme le montre l’article « Regards sur le Sri Lanka d’aujourd’hui ». Mais la présente étude sur les discriminations porte exclusivement sur les Tamouls dans les plantations.

Pour mieux comprendre la situation de ce pays déchiré aujourd’hui, nous entamons d’ailleurs dans ce numéro avec le Sri Lanka une série de présentations succinctes des pays de l’Asie du Sud où le système des castes conduit à la discrimination des dalits.

L’équipe de Flash dalit

Discriminations multiples des travailleurs tamouls
dans les plantations de thé au Sri Lanka

Historiquement, les travailleurs des plantations au Sri Lanka ont un destin similaire à celui des millions de travailleurs des nombreux pays du tiers monde. Ils sont les produits de la phase d’expansion du capitalisme du XIXème siècle. C’est à partir de 1830 que les plantations de café se sont développées au Sri Lanka. En 1880, le thé a remplacé le café et il représente aujourd’hui la récolte principale du Sri Lanka. Les plantations de thé occupent 10% des terres cultivables et emploient 6% de la main-d’œuvre. 80% des travailleurs sont indiens ou tamouls d’origine indienne, dont 54% de femmes. Leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels ainsi que leur droit au développement ont été largement bafoués. Cette main-d’œuvre tamoule (qui parle tamoul et est hindouiste) est située dans la partie centrale du Sri Lanka. Elle n’a jamais eu l’opportunité de s’intégrer aux autres communautés puisqu’elle reste cantonnée aux plantations de thé et d’hévéa (caoutchouc). Aujourd’hui, elle reste donc marginalisée et fait l’objet de discriminations dans de nombreux secteurs.

Les ouvriers tamouls des plantations constituent la minorité ethnique la plus désavantagée du Sri Lanka. Le système est fondé sur l’exploitation cruelle des travailleurs ignorants et est soutenu par l’État qui assure le fonctionnement de ces exploitations par le biais de lois et en discriminant ces groupes ethniques dans les différents domaines de la vie quotidienne. Dans ce système, les travailleurs et leurs familles naissent, travaillent et meurent dans la même plantation. La majorité des travailleurs, femmes incluses, travaillent de nombreuses heures et contribuent de façon significative à la production nationale, mais leur travail n’est pas reconnu.

Travailleurs apatrides

Le Sri Lanka fait partie des pays qui maintiennent deux types de citoyenneté : la citoyenneté par origine et la citoyenneté par enregistrement. Si les habitants du Sri Lanka obtiennent généralement la nationalité par origine, il n’en est pas ainsi pour les travailleurs tamouls des plantations qui n’ont droit qu’à la citoyenneté par enregistrement.

Ce problème se pose depuis l’indépendance du Sri Lanka en 1948. Auparavant, aucun accord sur la définition de la citoyenneté n’avait pu être trouvé, et même à l’indépendance du pays, la Constitution a omis de parler de la citoyenneté. Le nouveau Parlement a finalement promulgué en 1948 le « Citizenship Act », conférant la citoyenneté par origine à quiconque est né au Sri Lanka et dont le père est également né au Sri Lanka. De ce fait, il établissait une discrimination contre les personnes qui s’étaient récemment installées dans le pays. De plus, la plupart d’entre eux se trouvaient dans l’impossibilité de produire le certificat de naissance de leur père, puisque l’enregistrement des naissances n’était pas une tradition commune dans les plantations. Beaucoup de personnes n’auraient pas été capables de produire le certificat de naissance de leur père, mais seule la population tamoule devait en subir les conséquences. Dès lors, les ouvriers tamouls des plantations n’étaient considérés que comme des travailleurs immigrés d’origine indienne.

Pour résoudre ce problème, l’Inde et le Sri Lanka ont entamé de nombreuses négociations qui ont abouti à la conclusion de 4 accords entre 1949 et 1988. L’un d’entre eux, conclu en 1967, a permis à la moitié des Tamouls de rentrer en Inde. Les travailleurs restés au Sri Lanka devinrent alors apatrides. D’une façon générale, ces accords ont échoué dans leur mission de restaurer la citoyenneté à tous les travailleurs tamouls.

Finalement, le gouvernement sri lankais promulgua une loi en 2003 pour résoudre le problème des apatrides. C’est grâce à la mobilisation d’associations comme HDO (« Human Development Organization ») que cette situation a été réglée. Pour Sivapragasam, son fondateur, « nous avons lancé une pétition nationale pour la reconnaissance de leur citoyenneté et grâce à notre action, plusieurs centaines de milliers d’individus ont enfin une identité ».

Droits économiques en péril

Les travailleurs dans les plantations se sont longuement battus pour gagner le droit d’être représentés par un syndicat et pour obtenir un salaire mensuel. Pourtant, ces avantages apparaissent aujourd’hui remis en question en raison de la décision du gouvernement de privatiser la propriété et la direction des plantations.
Dans un premier temps, les plantations étaient dirigées par des compagnies privées qui louaient les terrains à l’État. Entre 1972 et 1992, les plantations furent nationalisées. Aujourd’hui, le transfert du terrain à des propriétaires privés est en cours, sans que toutes les questions soient réglées à la satisfaction de tous les intervenants. Il en va notamment de certains droits essentiels des travailleurs, avec des menaces de :
Réduction du nombre de jours de travail
Refus d’enregistrer de nouveaux travailleurs
Violation du droit du travail
Mépris des directives et des décisions judiciaires

Barrières de langue

Le Sri Lanka a reconnu le tamoul comme langue officielle en 1987. Mais l’utilisation de la langue tamoule pour tout ce qui relève du domaine administratif est limitée aux provinces du Nord et de l’Est. Or, dans les autres provinces, où vivent la plupart des ouvriers des plantations, seule la langue cinghalaise est utilisée par l’administration.

La constitution reconnaît également le droit à toute personne de communiquer avec le gouvernement dans la langue de son choix, tamoul, cinghalais ou anglais (les 3 langues officielles du Sri Lanka). Cependant, ces droits ne sont pas respectés et rien n’a été fait pour étendre ces droits aux provinces en dehors du Nord et de l’Est. De ce fait, les ouvriers tamouls rencontrent de nombreux problèmes dans leur vie quotidienne : aux postes de police, à la poste, dans les hôpitaux, lors de l’enregistrement des naissances, des mariages, des décès. Ils sont également confrontés à des problèmes dans les transports et dans l’accès à la justice où les cours et tribunaux rendent leurs décisions uniquement en cinghalais.

La triple discrimination des femmes

Le système des plantations est purement patriarcal et la domination masculine prévaut à tous les niveaux. Alors que les femmes constituent plus de 54% de la main-d’œuvre dans le secteur des plantations, elles pourraient donc assumer des postes de pouvoir et participer à la prise de décision. Mais les femmes ont toujours été assignées aux tâches les plus laborieuses, comme cueillir le thé et exploiter le caoutchouc. Elles sont en outre moins bien rémunérées que les hommes. Ainsi, elles subissent la domination masculine à la fois économiquement et socialement. Elles ne reçoivent pas les suppléments de salaire mensuel qui sont pourtant dus et bien versés aux hommes. Dans de nombreuses plantations, leur salaire est même directement versé à leur mari. Elles sont littéralement exploitées, car elles représentent une main-d’œuvre peu chère et corvéable à merci.

Une femme qui travaille dans les plantations commence sa journée à 3h30 : elle s’occupe de sa « maison », de ses enfants et part travailler dans les plantations de 6h jusqu’à 17h30-18h. Après sa journée de travail, elle rentre chez elle et s’occupe à nouveau de ses enfants et du repas. En général, une femme travaille donc 15 à 17 heures par jour. Avec des journées si remplies, ces femmes ne peuvent évidemment pas nouer des liens sociaux.

En matière d’éducation, on considérait encore dans un passé récent qu’elle n’était pas nécessaire, voire non souhaitable pour les petites filles, car elles n’avaient pas d’autre avenir que de suivre les traces de leurs parents et de travailler dans les plantations (à cueillir du thé et exploiter le caoutchouc). Une jeune fille suffisamment mûre, prend en charge une partie du travail de sa mère. Parce qu’elle est une fille, elle doit nettoyer la maison, préparer à manger, chercher du bois pour faire du feu et surveiller les plus jeunes lorsque sa mère est fatiguée. C’est la tradition. Beaucoup de jeunes enfants, en particulier les filles, aident en outre leur mère dans les plantations. Et tout ce travail est bien sûr accompli au détriment des études.

Heureusement, des changements socio-économiques et socio-politiques se sont produits ces dernières années dans les plantations et dans le pays de façon plus générale. Ces facteurs ont permis des progrès significatifs dans l’éducation. De ce fait, la position sociale des femmes et leur éducation évoluent progressivement.

Le droit des femmes des plantations d’accéder à la santé est également bafoué. La santé et la nutrition posent, en effet, régulièrement problème. Des carences alimentaires entraînent un manque de résistance aux maladies. Nombreuses sont les ouvrières qui souffrent d’anémie. La tradition veut que les femmes se nourrissent des restes du repas de leur mari et de leurs enfants.

Nombreuses encore sont celles qui meurent en couche et les taux de mortalité infantile sont plus élevés que la moyenne nationale. Si les femmes ont accès à la contraception, elles sont souvent contraintes de se faire stériliser. La stérilisation est en général pratiquée à ciel ouvert ou dans des dispensaires non adaptés et sans aucune hygiène, sans explication des avantages et des inconvénients de la méthode.

Les abus sexuels et la violence sont largement répandus dans les plantations. Les femmes sont battues, violées et abusées et on déplore un nombre croissant de suicides, d’incestes, de morts accidentelles et de violences sexuelles. Le nombre de cas de violences conjugales est très élevé. Les jeunes filles employées en tant que domestiques sont non seulement exploitées mais finissent également par être sexuellement abusées et mises enceintes par leur employeur. Une fois enceintes, elles sont (dans le meilleur des cas) forcées à rentrer chez elle avec une grossesse non désirée ou, dans le pire des cas, assassinées par leur employeur qui le maquille en suicide : autant dire que le taux de suicide a considérablement augmenté…

En raison de la misère, les femmes des plantations essaient de se faire employer en tant que domestiques dans des riches familles sri lankaises et à l’étranger. Mais il est communément admis que les domestiques et les migrantes sont exploitées, harcelées et abusées partout.

Education compromise

Le non accès des travailleurs tamouls à l’éducation, droit fondamental et partie intégrante du droit au développement, a entraîné le non accès à d’autres droits, en particulier les droits civils et politiques et les droits socio-économiques et culturels. Refuser l’accès à l’éducation, c’est maintenir ces personnes dans l’ignorance et l’isolement. C’est également leur refuser le droit de se développer.

Aujourd’hui, le taux d’alphabétisation atteint les 92,5% au Sri Lanka, et le pays est fier de ce chiffre qu’il considère comme un accomplissement et un modèle pour les pays asiatiques. Mais environ 30% des ouvriers des plantations restent illettrés, contre moins de 10% des personnes vivant en ville. Ce chiffre prouve qu’il existe un fossé entre les communautés qui vivent au Sri Lanka et une différence dans l’accès à l’éducation.

La population tamoule des plantations est également victime de discrimination en ce qui concerne la qualité de l’enseignement. Le nombre d’enseignants est insuffisant et ceux qui enseignent sont souvent sous-qualifiés. Le manque d’enseignants est un problème qui affecte particulièrement les écoles situées dans les plantations. Actuellement, les chiffres font état d’un manque allant de 3.000 à 5.000 enseignants. En même temps, un excédant de 5.000 professeurs est constaté dans les écoles cinghalaises et musulmanes. Il incombe au gouvernement de remédier à cette injustice. La plupart des écoles situées dans les plantations sont en outre mal entretenues : les établissements sont vieux, il n’y a pas de sanitaires. La mauvaise qualité de l’enseignement conduit finalement à un taux élevé d’illettrisme, ce qui contribue davantage à l’isolement dans les plantations.

Tandis que le gouvernement prétend offrir l’éducation à tous, le nombre d’élèves qui abandonnent l’école s’accroît considérablement. Cette situation touche particulièrement les plantations. Le pourcentage des élèves qui abandonnent l’école est de 4,6 au niveau national (en grade 5) tandis qu’il est de près de 30% dans les plantations.

En conclusion

Il ne fait donc aucun doute que les travailleurs tamouls des plantations du Sri Lanka souffrent de multiples discriminations. Bien sûr, on ne peut pas attribuer au système de castes l’origine de telles discriminations, mais leur sort est peu enviable et, finalement, pas meilleur que celui des dalits qui n’ont pas fait le pas pour quitter l’Inde et s’engager dans les plantations sri-lankaises.

Regards sur le Sri Lanka d’aujourd’hui

Le Sri Lanka fait partie des pays d’Asie du Sud et compte 20,7 millions d’habitants répartis sur 65 610 km2. La population est multiethnique. Si la population cinghalaise bouddhiste est majoritaire dans la plupart des régions, la population tamoule et hindouiste est majoritaire au Nord (Jaffna) et à l’Est (Trincomalee). A cela s’ajoutent les Tamouls des plantations de thé, qui forment une population distincte de ceux du nord-est (voir article ci-dessus). D’autres minorités, comme les Musulmans, sont dispersés dans plusieurs régions de l’île.

Le pays est considéré comme un des plus développés d’Asie du Sud. Pourtant, de nombreux problèmes se posent : pauvreté élevée, chômage, illettrisme de certaines catégories de la population, conditions de vie déplorables des ouvriers travaillant dans les plantations de thé et de caoutchouc et dans les zones rurales, conditions des femmes, etc.

Au cours des dernières années, le Sri Lanka a attiré les regards du monde entier à cause de la guerre entre le gouvernement central et les Tamouls séparatistes du Nord et de l’Est.

C’est le 18 mai 2009 que s’est achevé ce long conflit séparatiste, avec la reddition des Tigres tamouls (Tigres de libération de l’Eelam tamoul, LTTE) encerclés par l’armée sri lankaise. L’assaut final avait provoqué le bain de sang redouté par les ONG qui assistaient impuissantes aux bombardements et tirs d’artillerie des zones où étaient piégés, avec les rebelles, des milliers de civils .

Quelques mois après la fin de cette ‘guerre sans témoins’, le président Mahinda Rajapaksa a été réélu le 26 janvier 2010. Ces élections se sont déroulées dans un contexte de violence électorale et de graves atteintes à la liberté de la presse largement dénoncées, notamment par les organisations de défense des droits humains. La vague de répression qui a suivi la victoire du président, ciblant les partisans de son adversaire, le général Fonseca, se poursuit encore à ce jour.

En mars 2010, le président réélu dissout le Parlement et des élections législatives sont fixées au 8 avril 2010. Dès le lendemain des élections législatives, l’Alliance pour la liberté du peuple uni (UPFA), coalition menée par le président Mahinda Rajapaksa, annonça son écrasante victoire. En réalité, les résultats définitifs montrent que les électeurs ont accordé une majorité de 60,3 % au parti du président et 144 sièges sur les 225 que compte le Parlement. Le parti présidentiel manque ainsi de peu la barre des 150 députés qui lui aurait permis d’amender la Constitution et de renforcer considérablement le pouvoir présidentiel. Ce score majoritaire fut sans surprise pour les électeurs sri lankais, après une campagne électorale marquée par l’intimidation et la violence, sans compter la dislocation de l’opposition lors de la mise aux arrêts du général Fonseca, principal rival du président. Le taux d’abstention (autour de 50 %) est le plus fort jamais enregistré pour des législatives au Sri Lanka, avec moins de 18 % seulement de votants pour le seul district de Jaffna.

Au lendemain des élections législatives, le pays se trouve dans une ambiance d’après-guerre et d’après-élection. Seuls 20 % des inscrits ont voté dans le Nord, ce qui signifie à l’évidence que les Tamouls ne font pas confiance aux politiciens cinghalais du Sud pour garantir leur autonomie régionale et leur autogestion.

Oui, les gens au nord de l’île souffrent de fatigue et d’apathie. Comme le gouvernement sri lankais a refusé les secours médicaux essentiels aux internés dans les camps (350.000 personnes) et surtout la liberté de mouvement, il verra rejeté tout effort de sa part qui ne comporte pas de solution politique. A ce jour, la vaste majorité des Tamouls pensent que leur sort de communauté laissée à l’abandon a été définitivement scellé.

Le 18 mai 2010, un an, jour pour jour, après la victoire totale de l’armée sri lankaise contre les terroristes du Nord et de l’Est du pays (pour reprendre la terminologie de l’Union Européenne), des festivités officielles, étalées sur une semaine, célèbrent le premier anniversaire de la fin de la guerre civile : parades militaires, remises de décorations, inauguration de monuments et centres commémoratifs en l’honneur des « héros » de l’armée sri lankaise. Pour célébrer dignement la victoire sur le mal, le « grand final » a eu lieu à Colombo le samedi 22 mai 2010, comprenant une grande cérémonie religieuse nocturne en présence de « plus de 3.000 moines bouddhistes ».

Faire confiance à l’espoir pour l’avenir ? Guérison et réconciliation supposent forcément de reconstruire la confiance. A l’évidence, ce sera un parcours qui prendra du temps. Pour qu’un jour cela arrive, il faudra un effort de part et d’autre. Tamouls et Cinghalais ont vécu longtemps ensemble, quand n’intervenaient pas les figures politiques qui maintenant sèment les dissensions raciales et utilisent la division comme une arme politique. La réconciliation sera difficile, et les efforts devront commencer au niveau des communautés.

D’après plusieurs articles publiés dans Eglises d’Asie ces derniers mois

Solidarité Dalits Belgique cherche appuis et collaborateurs

Le réseau belge de solidarité avec les dalits s’est réuni début mai avec un témoin privilégié indien et les responsables de l’action internationale IDSN. Il y a été décidé de renforcer nos interpellations des pouvoirs politiques belges, en particulier à l’occasion de la présidence tournante européenne qui incombe à la Belgique du 1er juillet au 31 décembre prochains. Le groupe voudrait également renforcer ses efforts de sensibilisation du public belge en organisant des expositions et en offrant des kits d’animation dans les écoles. Mais pour réaliser cela, nous avons besoin de votre aide.

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