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Dec 05 2012

Recension succincte d’un ouvrage récent sur l’exclusion et la subordination des dalits en Inde


D’abord un mot sur l’auteur : Rabindra Kumar est professeur associé de sociologie à l’ Ecole des sciences sociales de l’Université nationale Indira Gandhi, à Delhi. Auparavant ce professeur était directeur du « Centre d’études Ambedkar ». Il est aussi l’auteur de divers ouvrages qui ont pour sujet : la société indienne, le développement social, les études dalits, l’exclusion sociale …

L’ouvrage de R. Kumar est intitulé en anglais « Dalit exclusion and subordination ». Il tente d’explorer la marche des dalits s’efforçant de former une catégorie sociale, économique et politique
en examinant aussi l’arrière-plan historique qui a permis une telle évolution et la position des dalits dans la société indienne d’aujourd’hui.

L’auteur argumente que malgré les efforts déployés par l’Etat en vue d’améliorer le sort des dalits, une situation effroyable de discrimination, d’exploitation et d’atrocités continue d’exister sur la base d’une subordination rituelle traditionnelle.

L’ « intouchabilité » a de profondes racines dans la société indienne. Si elle est devenue une manière habituelle de penser dans les villes, il n’en va de même dans les zones rurales où elle est beaucoup plus visible et tangible et où un simple contact physique entre dalit et non-dalit est interdit dans la pratique. En outre cette ‘intouchabilité’ s’est transmise de génération en génération par des processus de socialisation au point que les dalits ont continué et continuent à souffrir d’innombrables formes de discrimination, d’exploitation et même d’exclusion socio-économique.

Source : Umakant , 19 novembre 2012

(Référence : )

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Dec 05 2012

Les dalits musulmans et chrétiens réclament le statut de ‘caste répertoriée’ (scheduled caste)


Ce jeudi 22 novembre 2012, de nombreux dalits musulmans et chrétiens protestaient à Delhi. Ils demandaient que le décret présidentiel « discriminatoire » de 1950 soit amendé. Ce décret prévoyait que seuls les dalits professant la religion hindoue pouvaient être traités comme appartenant à la caste répertoriée.

Adressant la parole aux protestataires, S. Jayakumar, secrétaire exécutif de la Commission de politique, de gouvernance et de témoins publics, fit valoir qu’étant donné que « le statut de caste répertoriée et les bénéfices qui en découlent ont pour but de faire disparaître les privations socio-économiques basées sur le système des castes, les dalits musulmans et chrétiens méritent plus que d’autres le statut de caste répertoriée. »

« Parce qu’ils ont été privés du statut de caste répertoriée pendant plus d’un demi-siècle, ces deux communautés minoritaires subissent, en termes des principaux indicateurs socio-économiques, une plus grande précarité que de nombreux dalits ‘hindous’ » Et S. Jayakumar d’ajouter : « non seulement sont-ils privés d’emplois et de places réservées dans les commissions élues mais se voient refuser toute protection prévue par la loi sur la prévention d’atrocités. » (…)

Le père Z. Devasagayaraj, représentant de la Conférence des évêques catholiques de l’Inde, a dit que le refus répété du statut de caste répertoriée aux dalits musulmans et chrétiens constituait une ‘complète moquerie’ de la crédibilité de l’Union indienne qui se veut démocratique et séculière. Il a aussi insisté sur le fait qu’une pétition pour l’amendement du décret présidentiel de 1950 est en en cours d’examen à la Cour Suprême.

(Source : The Hindu, novembre 2012)

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Oct 25 2012

Travailler au péril de sa vie


Nous vous proposons ci-dessous la traduction française d’extraits de deux articles publiés tout récemment dans le quotidien indien de langue anglaise The Hindu.

Une honte dépassant l’entendement
Rajkumar et son frère Mukesh, originaires du bourg d’Etah situé dans l’ouest de l’Etat d’Uttar Pradesh, ont été recrutés par un entrepreneur travaillant pour le Delhi al Board (une institution publique de la capitale de l’Union indienne) pour procéder au nettoyage d’égouts.

Malgré que la vidange manuelle de latrines et d’égouts fasse l’objet depuis des années de critiques acerbes provenant de tous les secteurs de la population indienne et même du Premier Ministre qui vient encore de la qualifier de ‘pratique répulsive’, elle continue à être pratiquée couramment même au cœur de New Delhi.

Tout récemment, on a pu voir des hommes qui descendaient dans les égouts de Bhogal, près du centre de Delhi, et, comme les autres cités ci-dessus, sans la moindre protection vestimentaire ou de sécurité élémentaire.

Malgré le retard de la mise en application de l’interdiction d’emploi de vidangeurs manuels de latrines / égouts et de la loi de réhabilitation des victimes (2012), l’Inde souhaite que ces lois soient mises en œuvre strictement dans un très proche avenir afin de rendre espoir à ces millions de personnes employées dans cette profession inhumaine.

Sachant que ces lois élargissent la définition de vidangeurs manuels, il reste cependant qu’elles ne prévoient pas clairement une réhabilitation concrète pour les diverses catégories de vidangeurs y compris ceux qui ont déjà été libérés de ce genre de travail.

Un travailleur et un ingénieur meurent asphyxiés dans un trou d’homme
Malgré l’instruction émanant de la Cour Suprême de l’Union indienne interdisant tout nettoyage manuel de trous d’homme, un travailleur du nom de Shankar, sous contrat du Ministère des eaux et égouts de Chennai (anciennement Madras), est mort asphyxié en descendant dans un trou d’homme. Shankar était descendu dans ce trou d’homme sans aucun équipement de sécurité pour procéder à son travail de nettoyage et y respira du gaz empoisonné. Alors qu’il s’efforçait d’inhaler de l’air frais en s’échappant du trou d’homme, un ingénieur vint à sa rescousse mais tomba aussi dans le trou et tous deux y perdirent la vie.

Les représentants du Ministère commencèrent par nier que Shankar soit descendu de son plein gré dans ce trou d’homme. Ils prétendirent que Shankar avait glissé, était tombé dans le trou et que l’ingénieur qui avait tenté de lui venir en aide était également tombé dans le trou. Finalement, ces représentants, cherchant à calmer la population locale en émoi, ont déclaré : « Nous avons arrêté toute entrée de travailleurs manuels dans les trous d’homme. »

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Oct 02 2012

Système Sumangali : travail forcé d’enfants dans l’industrie textile indienne


3 octobre 2012

Des publications récentes du Centre de recherche sur les entreprises multinationales (SOMO) et du Comité indien des Pays Bas (ICN) ont sans aucun doute contribué à lutter contre le travail d’enfants dans l’industrie textile en Inde du Sud. Certaines marques commerciales de vêtements et des politiciens ont commencé à mener des actions contre le travail forcé d’enfants en Inde du Sud, connu sous le nom de « Sumangali Scheme ».

Le « Système Sumangali » implique que des jeunes, en majorité des filles, obtiennent un contrat de trois ans à un salaire très bas dont la majeure partie est payée en une seule fois à la fin de la durée du contrat, à condition toutefois que les trois années aient été prestées entièrement. Ces jeunes sont forcés de travailler de très longues journées dans des conditions de travail insalubres (poussière de coton). Les jeunes filles vivent dans des foyers et n’ont que peu ou pas de contacts avec le monde extérieur, même avec leurs propres familles. La plupart de ces travailleuses sont des jeunes filles dalits (hors caste), victimes de discrimination et donc très vulnérables à toute forme d’exploitation.

Des initiatives concertées par un grand nombre de marques de vêtements, de syndicats et d’autres organisations de la société civile – y compris l’Initiative EBSC (European Business Social Compliance) engagée à améliorer les conditions de travail dans les chaînes internationales d’approvisionnement – recherchent actuellement une solution satisfaisante au problème. Il s’agit évidemment d’un début dont on devra encore attendre les résultats sur le terrain. Quant à la marque commerciale C&A, la dernière mise à jour de leurs opérations mentionne qu’un de leurs fournisseurs – Sumeru Knits – a décidé de ne plus travailler avec les filatures qui font usage du « Sumangali Scheme » à partir du mois d’août 2012. C&A  appuie également les activités des organisations locales qui cherchent à faire sortir les jeunes filles travaillant dans les filatures afin qu’elles puissent soit retourner à l’école, soit recevoir une formation professionnelle.

Des membres du Parlement européen ont débattu de cette question avec Catherine Ashton (Haut Représentant des Affaires Extérieures de l’UE). Ils lui ont demandé de soulever la question avec le gouvernement indien, de formuler un plan d’action concerté avec diverses entreprises et d’exiger de la part de l’industrie textile européenne une transparence complète de toute la chaîne de fournitures de produits textiles.

Des organisations locales dans le sud de l’Inde signalent des améliorations, certes limitées, dans les conditions de travail des travailleurs et travailleuses ‘Sumangali’. Certains fournisseurs ont écourté leur contrat à une seule année. D’autres ont amélioré les salaires et augmenté la liberté de mouvements  des jeunes travailleurs et travailleuses. Le Ministre du Travail de l’Etat du Tamil Nadu a publiquement dénoncé le « Sumangali Scheme » et annoncé qu’il formerait sous peu un nouveau comité pour fixer un salaire minimum, inexistant à ce jour, pour tous les travailleurs des filatures.

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Sep 07 2012

INDE : Les employeurs de vidangeurs manuels de latrines condamnables à des peines de prison


Le gouvernement indien est sur le point d’introduire une nouvelle législation qui aurait pour objet de mettre fin aux travaux de vidange manuelle des latrines. Le projet de loi prévoit de sévères pénalités pour ceux qui continueraient à employer des personnes pour de telles tâches.

Les agences ou familles qui emploient des vidangeurs manuels de latrines pourraient en effet subir des peines de prison s’ils continuent de commanditer ces pratiques inhumaines.

Fin août 2012, le gouvernement de l’Union indienne à New Delhi a approuvé un nouveau projet de loi qui vise à éradiquer toutes pratiques de vidange manuelle de latrines. Le projet de loi prévoit aussi que les employeurs de vidangeurs manuels de latrines bénéficient d’une période de neuf mois pour accepter un système qui ne laisse plus aucune place à de telles pratiques.

La nouvelle législation est proposée suite à l’échec de la loi précédente de 1993 qui condamnait formellement la vidange manuelle des latrines mais qui n’eut qu’un effet négligeable.

La pratique inhumaine qui revient à forcer des dalits à nettoyer des latrines sèches à l’aide de leurs mains nues se poursuit actuellement en Inde et pourrait affecter directement plus d’un million de personnes.

Le projet de loi propose une définition beaucoup plus large de la vidange manuelle des latrines que celle acceptée antérieurement. Le concept a été redéfini et remplace les termes « porter manuellement des excréments humains » par les suivants : « nettoyer manuellement, porter, disposer de ou manipuler de toute autre manière des excréments humains dans des latrines malsaines, dans un égout ouvert ou un trou dans lequel des excréments ont été déversés ». Ceci signifie en clair que la nouvelle définition inclurait aussi les nettoyeurs d’égouts, souvent des dalits, qui descendent dans les égouts afin de les nettoyer mais sans être protégés par un habillement adapté. Les employeurs qui engagent des travailleurs pour de telles pratiques dangereuses pourraient encourir des peines de cinq années de prison.

« Nous sommes très heureux que le gouvernement de l’Union indienne ait approuvé une nouvelle législation pour mettre fin à la pratique inhumaine de vidange manuelle des latrines. Plusieurs éléments prévus dans ce projet sont importants, comme la définition de vidange manuelle. Comparée à la loi de 1993, cette définition est très complète » dit Ashif Shaikh de Rashtriya Garima Abhiyan – Jan Sahas, un mouvement national qui milite pour la totale éradication de la vidange manuelle de latrines et la reconnaissance des droits des dalits (’empowerment’) et d’autres sections vulnérables de la société. Toutefois, Ashif Shaikh fait remarquer que le projet de loi présente encore des lacunes notamment au sujet de la libération et de la réhabilitation des vidangeurs manuels de latrines. C’est pourquoi son mouvement ainsi que d’autres organisations réclament que des améliorations soient apportées à ce projet de loi.

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Aug 16 2012

Révision de la loi de 1989 contre les atrocités envers dalits et tribaux en Inde


Au cours de cet été 2012, la société civile indienne s’active en consultations, marches et contacts politiques pour exercer des pressions en vue de réviser une loi censée prévenir et réprimer des actes de violences envers les dalits (intouchables) et adivasis (tribaux).

Communément appelée la « Loi SC & ST », cette « Loi pour la prévention d’atrocités envers les castes et tribus répertoriées (dalits et adivasis) » date de 1989, et ses règles d’application de 1995. Alors que la Constitution indienne de 1950 abolit officiellement l’intouchabilité, dalits et adivasis continuent à être victimes de nombreux actes de violence et d’atrocités perpétrés par des personnes appartenant à d’autres castes, y compris dans les administrations publiques.

La Loi de 1989 n’a cependant pas résolu les problèmes. Les principales lacunes se situent dans la liste trop restrictive des actes punissables par la loi, ainsi que dans l’application de celle-ci.

Concrètement, la loi ne s’applique qu’à des crimes punissables d’au moins 10 ans d’emprisonnement. En outre, des actes tels que forcer des enfants dalits ou adivasis à travailler – ce qui les empêche leur scolarisation –,   enlever manuellement des excréments humains ou déshabiller des femmes dalits en public ne sont pas pris en compte par la loi en question.

Par ailleurs, la police n’accepte souvent pas les plaintes introduites ou les classe sous d’autres appellations en vue d’échapper à cette loi. Enfin, beaucoup d’affaires judiciaires durent des années, et la plupart des accusés sont finalement jugés non coupables.

C’est pourquoi, dalits et adivasis se mobilisent actuellement pour réviser la loi et sa mise en application. Une coalition nationale s’est formée en 2009. Elle a de bonnes raisons d’espérer que le Parlement national traite le sujet dans sa session d’hiver (fin 2012).

Pour sensibiliser l’opinion publique et le monde politique à la question, des consultations ont démarré dans plusieurs Etats indiens, impliquant des organisations de la société civile et des parlementaires. Le Bihar, Orissa, Maharastra et Gujarat étant particulièrement touchés par de tels actes, des mobilisations y ont déjà débuté. Elles devraient culminer dans une action nationale à Delhi le 26 novembre 2012 par un rassemblement de dizaines de milliers de victimes.

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Aug 16 2012

Un acteur célèbre de Bollywood dénonce la discrimination de caste


15/08/12

Dans une récente émission de son talk-show populaire «Satyamev Jayate», l’acteur Aamir Khan a abordé la discrimination de caste et l’a déclarée une «maladie mentale».

Si vous êtes un militant dalit, l’accès aux politiciens indiens de premier plan n’est pas facile. Si vous êtes une superstar de Bollywood (cinéma indien) et que vous parlez en faveur des droits des dalits, cela peut s’avérer bien plus facile – comme l’a démontré une rencontre entre le célèbre acteur, Aamir Khan, et le Premier ministre Manmohan Singh, le 16 juillet dernier.

Les deux hommes ont discuté de la pratique illégale et inhumaine de l’élimination manuelle des excréments humains, et le Premier ministre a assuré à M. Khan qu’il chercherait une réponse à la question de façon prioritaire. On estime à plus d’un million le nombre de dalits qui travaillent comme éboueurs manuels à travers l’Inde, même si la pratique a depuis longtemps été interdite.

Une semaine ou deux avant la réunion, l’un des principaux militants indiens contre l’élimination manuelle des excréments, M. Bezwada Wilson, avait été invité au show d’Aamir Khan, Satyamev Jayate («Seule la vérité l’emporte»). L’émission est devenue très populaire et aborde les problèmes sociaux douloureux de l’Inde, et cet épisode en particulier a diffusé quelques vérités dérangeantes sur la discrimination de caste et «l’intouchabilité».

Elle a présenté un certain nombre de dalits, y compris un professeur d’université qui a parlé avec émotion de la discrimination à laquelle elle a été confrontée tout au long de sa vie, ce qui incita Aamir Khan à lancer la remarque suivante à son auditoire: «Si j’estime que je suis supérieur à vous de par ma naissance, alors je suis un malade mental.»

Un autre invité, le cinéaste militant Staline K, montra des scènes de son documentaire primé sur la discrimination de caste, «India Untouched». Il a félicité Khan à mettre en évidence la question de l’ «intouchabilité» devant un auditoire de la télévision nationale, en disant qu’«il nous a fallu 65 ans pour amener le sujet ici.»

Dans un entretien ultérieur avec Associated Press, Staline K a reconnu que l’émission de Khan n’aborde pas nécessairement de nouvelles questions, mais que «les conversations sont beaucoup plus profondes.» Il a ajouté qu’ «une telle discussion en profondeur dans un laps de temps aussi court est sans précédent.»

D’autres ont mis l’accent sur l’impact potentiel des acteurs de Bollywood sur les questions sociales. Mari Marcel Thekaekara, une journaliste qui a écrit de nombreux articles sur le sort des dalits, a noté sur son blog que l’émission de Khan «a touché un nerf sensible».

«Aamir a exhorté l’Inde à lutter contre l’intouchabilité et la discrimination. Je pense que si nous commencions actuellement une campagne nationale, avec les acteurs de Bollywood, cela pourrait changer radicalement la direction que l’Inde prend aujourd’hui», écrit-elle.

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Aug 07 2012

Violences envers les chrétiens à Kandhamal


4 ans après les massacres, les survivants attendent toujours que justice soit rendue

 

Noël 2007, des fanatiques hindous attaquent des églises chrétiennes qui préparent la célébration de Noël, sous prétexte qu’il est interdit de dresser un arc de bienvenue à l’entrée du village. Fin août 2008, les violences recommencent à une échelle nettement plus large. Cette fois, le détonateur est l’assassinat d’un prêtre hindou, Swami Laxmanananda. Mais les véritables raisons sont à chercher dans la volonté d’une minorité d’hindous de concrétiser l’idéologie Hindutsva, ou l’Inde aux Hindous, excluant toute religion considérée comme étrangère.

 

Alors que la guérilla communiste revendique le meurtre du prêtre et de 4 autres personnes dans l’ashram hindou, les fanatiques religieux, sous la direction du Bajrang Dal, une branche du mouvement fanatique hindou Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS) se vengent immédiatement sur les chrétiens, et la police arrête 7 chrétiens pour avoir assassiné le leader religieux hindou. Avec des membres d’organisations adivasis locales endoctrinées pour combattre les chrétiens, des escadrons de centaines voire de milliers de personnes envahissent les hameaux chrétiens. Les témoignages parlent d’une brutalité inouïe. Les maisons sont pillées et incendiées, les meubles, ustensiles et documents officiels détruits, plusieurs femmes et jeunes filles subissent des viols collectifs et des milliers de chrétiens sont sauvagement battus. Plusieurs dizaines d’entre eux sont tués à l’aide de haches, brûlés vifs et parfois même disséqués devant les yeux ahuris de leurs proches incapables de réagir.

 

4 ans après les faits, l’association des survivants réclame toujours que toute la lumière soit faite sur les événements de 2007 – 2008, que la justice reconnaisse l’entièreté des dommages causés et que les véritables coupables soient condamnés. Car l’Etat d’Orissa a bien instauré deux tribunaux d’exception pour poursuivre les coupables, mais un des deux juges n’a jamais condamné un quelconque prévenu. Et les compensations accordées aux familles dont la maison a été réduite à néant ne suffisent nullement pour reconstruire leur habitation. Pire, plus de 300 plaintes n’ont jamais été enregistrées, la police prétendant ne pas être compétente pour tel village ou changeant les faits relatés par les plaignants.

 

Quant aux 7 prévenus chrétiens, ils sont toujours derrière les barreaux, en attendant un hypothétique jugement, alors que la majorité des 415 condamnés parmi les attaquants ont été remis en liberté.

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Jun 04 2012

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