Bangladesh: Une chaîne humaine pour mettre fin à la violence contre les femmes dalits

Jan 09 2016

Bangladesh: Une chaîne humaine pour mettre fin à la violence contre les femmes dalits


Photo BDERM

Photo BDERM

La Fédération des femmes dalits du Bangladesh (BDWF) et Nagorik Uddyog ont organisé conjointement une chaîne humaine le 9 décembre 2015 dans le cadre de la campagne mondiale « Oranger le  Monde: Mettre fin à la violence contre les femmes et les filles », lancée par ONU Femmes. Les organisations ont mis l’accent spécifique sur la situation des femmes et des filles dalits. Les discours à l’occasion de l’évènement ont souligné la vulnérabilité des personnes à l’intersection des discriminations de caste et de genre ainsi que leur lutte pour le respect de leurs droits.

Dans un communiqué à propos de la chaîne humaine, le Mouvement des droits des dalits et autres exclus du Bangladesh (BDERM) écrit:

« Les femmes et les filles dalits sont souvent les victimes de violences et d’atrocités. Elles sont victimes de discriminations dans la société plus large et de maltraitance au sein de leur famille. L’insécurité, l’incertitude, la privation, le viol, l’assassinat, la torture physique et les enlèvements sont le destin cruel pour nombre de femmes et de filles dalits à travers le pays ».

Les orateurs en provenance du BDWF, du BDERM et du Forum des droits des minorités ainsi que les représentants de la communauté dalit ont demandé instamment à tous les citoyens de s’engager pour  mettre fin à la violence contre les femmes et les filles et de prendre des mesures pour remédier à la discrimination subie par les femmes et des filles dalits du Bangladesh.

BDERM rappelle par ailleurs que les valeurs sociales et les pratiques et croyances religieuses et culturelles du Bangladesh sont patriarcales, maintenant la domination des hommes sur les femmes. Et ce malgré la Constitution qui proclame l’égalité entre hommes et femmes.

Parmi les quelque 6,5 millions de dalits au Bangladesh, les femmes et les filles sont les victimes qui souffrent le plus. L’éducation ne leur est souvent pas accessible, dans la mesure où les parents estiment que l’éducation des filles ne sert à rien et qu’il vaut mieux qu’elles apprennent les tâches ménagères. C’est pourquoi, beaucoup de filles dalits quittent l’école avant d’avoir terminé leurs études primaires.

En outre, les filles vivent cloîtrées dans les hameaux dalits. Souvent, elles ne quittent pas le hameau, même en cas d’urgence. Et rares sont les femmes dalits qui travaillent en dehors du village. Sans parler des filles qui ne peuvent travailler qu’à l’intérieur du hameau dalit.

Sources :  IDSN et BDERM

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