Genève – Inquiétudes des Nations Unies face à la discrimination des Burakus au Japon

Aug 12 2014

Genève – Inquiétudes des Nations Unies face à la discrimination des Burakus au Japon


Lors de la session consacrée au Japon en août 2014, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (CCPR) a fait part de ses préoccupations face aux discriminations auxquelles sont exposés les Burakus au Japon, et tout particulièrement les femmes Burakus.

Un couple buraku du Japon

Un couple buraku du Japon

Les Nations Unies regrettent notamment le manque de participation des femmes Burakus à des postes politiques et le Japon a été invité à prendre des mesures concrètes pour évaluer et soutenir cette participation politique des femmes Burakus.

En outre, le comité s’est dit préoccupé par le discours raciste répandu au Japon incitant à la haine contre les minorités en général et les Burakus en particulier, ainsi que les protections insuffisantes face à ces actes dans le code pénal et civil.

Megumi Komori du Mouvement international contre toutes formes de racisme et de discrimination (IMADR) commente la prise de position des Nations Unies en ces termes :

“Nous nous félicitons des commentaires du comité de CCPR concernant les femmes Burakus, dont la participation n’a pas été reconnue dans le plan du gouvernement pour l’égalité des sexes. Le problème le plus grave incombe à l’échec du gouvernement à accepter et à appliquer les recommandations des Nations Unies. Le CCPR est profondément préoccupé par cette attitude “.

Des représentants de communautés minoritaires du Japon, y compris des Burakus, seront également présents en ce mois d’août 2014 lors de l’examen du Japon par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD), afin de mettre en évidence la question de la discrimination fondée sur l’ascendance.

Les Burakus sont une minorité sociale japonaise d’environ 6 millions de personnes, sans pour autant se distinguer des autres Japonais quant à la langue ou l’ethnie. Ils sont discriminés en raison d’un lien avec un travail autrefois considéré comme impur, à savoir le dépeçage des animaux ou le tannage du cuir, et de leur place dans le système de castes japonais. En particulier, ils ont souvent du mal à trouver un partenaire pour se marier ou un emploi.

Source et photo : IMADR

Share/Bookmark