NATIONS UNIES : La détresse de femmes dalits mise en lumière par le rapporteur spécial chargé de la question de la violence contre les femmes

May 16 2014

NATIONS UNIES : La détresse de femmes dalits mise en lumière par le rapporteur spécial chargé de la question de la violence contre les femmes


R Manjoo, Rapporteur spécial - Photo UN

R Manjoo, Rapporteur spécial – Photo UN

« La nature intergénérationnelle de la discrimination de caste condamne les femmes à une vie d’exclusion, de marginalisation et aussi de déni de tous les avantages que la vie peut offrir dans tous les domaines. Un grand nombre de ces femmes ne peuvent avoir accès à l’éducation scolaire ou bénéficier d’opportunités économiques. Elles doivent accepter des travaux dangereux, sans protection adéquate, qu’on est en droit de qualifier de formes modernes d’esclavage ». C’est en ces mots que s’exprimait le rapporteur spécial chargé de question de la violence contre les femmes, Mme Rashida Manjoo, dans son rapport présenté le 5 mai dernier, au retour de sa mission en Inde.

Mme Manjoo présentera deux rapports lors de la 26ème session du Conseil des Droits de l’Homme en juin 2014, l’un portant sur la situation en Inde, l’autre sur la situation au Bangladesh.

Le rapport sur l’Inde note également que les réparations accordées aux femmes dalits victimes de violences sont très réduites. De fait, continue le rapport, les multiples formes de discrimination constituent une très sérieuse barrière sur la route vers l’accès aux services publics. Et le rapport de poursuivre : «  Il y eut de nombreuses allégations de cas de flagrants délits de discrimination, perpétrés par des officiers de police, des représentants d’instances politiques locales ou de simples citoyens, au sujet de l’accès aux services publics. »

Le rapport met aussi en lumière que des femmes dalits sont recrutées pour entreprendre des travaux dangereux, sans protection adéquate, notamment dans la vidange manuelle des latrines. « Alors qu’une législation existe pour l’éradication de toutes formes de travaux asservis (bonded labour) et de vidanges manuelles de latrines ou d’égouts, les rapports et les interviews de personnes directement concernées indiquent clairement que les lois en la matière sont continuellement ignorées ou rarement appliquées. En outre, la tendance générale de la population indienne consiste à minimiser l’importance de ce problème.

Dans le rapport sur le Bangladesh, Mme. Manjoo relève des « niveaux élevés de violences à l’égard des femmes de communautés minoritaires, religieuses ou ethniques. Parmi celles-ci les dalits, hindous et autres membres de groupes autochtones courent le plus grand risque. »

Source IDSN

 

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