INDE : Le gouvernement central propose des mesures de renforcement du projet de loi sur la prévention des atrocités commises à l’égard des castes et tribus répertoriées (dalits et aborigènes)

Apr 10 2013

INDE : Le gouvernement central propose des mesures de renforcement du projet de loi sur la prévention des atrocités commises à l’égard des castes et tribus répertoriées (dalits et aborigènes)


On se souvient de nombre d’événements récents, malheureusement encore très actuels à ce jour : l’imposition de boycott économique ou social dirigé contre les dalits et aborigènes, les parades de ces mêmes personnes complètement dénudées, l’interdiction qui leur était faite d’entrer dans des lieux de culte, voire le travail obligatoire consistant à ramasser toutes sortes de déchets animaux et humains (‘manual scavenging’), etc.

Aujourd’hui, le gouvernement central est déterminé à sévir très fermement à l’égard de tous ceux et celles qui commettent de telles atrocités et aussi à proposer des mesures susceptibles d’empêcher divers délais et autres moyens de rendre les plaintes des dalits et aborigènes irrecevables.

Plus concrètement, depuis 2009, nombreuses ont été les organisations qui, en Inde, ont soumis des suggestions d’amendements aux autorités compétentes pour que le renforcement de la loi rencontre au mieux les attentes exprimées et rassemblées par une coalition d’organisations non-gouvernementales.

Et pourtant plusieurs de ces recommandations de la coalition n’ont pas été retenues par le conseil compétent de l’Union indienne, à savoir le ‘National Advisory Council’ (NAC).

Parmi les recommandations non retenues, citons :

1. L’inclusion des dalits chrétiens parmi les personnes visées dans la loi ;

2. La mise en place, tant au niveau national qu’à celui des Etats, d’autorités de surveillance et de mise en pratique du renforcement des mesures ;

3. L’augmentation des peines prévues à l’égard des coupables d’atrocités…

A l’heure présente, ces trois recommandations, comme plusieurs autres, sont rejetées par le NAC mais le dialogue se poursuit…

(Sources : NCDHR et The Hindu, April 5, 2013)

 

 

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